La vie est un long parcours qui nous fait connaitre les valeurs morales , sentimentales . Elle nous donne l'opportunité de s'exprimer librement , par la parole ou par les mots . D'aimer et de s'offrir corps et ames aux personnes que nous auront choisies . Et cela , une seule et unique fois .
Je revois ce rideau a travers la vitre de ce car , le voyant comme un reve , un songe qui viendrait naitre dans mon esprit , germer das mon coeur et fleurir dans mes yeux .
ll se balancait legerement avec les secousses de la route , le paysage s'y reflétant a travers comme une réalité a demis présente , une chose que l'on voudrait effacer , mai qui reste encrée a jamais , un tout petit peu dans votre corps tout entier .
J'y voyais la le fantome de mes souvenirs , la lacheté de mon sourire .Mes yeux se fermaient mais je voyais toujours le payasage avec le rideau qui me narguait au milieu . Mon esprit partait . Loin . Dans des choses que l'on ne peut penser ouvertement , a des choses qui font briller les yeux de cette petite larme qui ne tombe jamais , qui contient tout ce que le coeur a de plus précieux . Et le temps passait . Je voyais dans mes songes les yeux d'une personne lointaine et inconsciente de ma pensée pour elle . Je me surpris a essayer de reconstituer la couleur de sa peau , couleur du soleil , a vouloir retrouver l'odeur si chere a mes yeux ; cette odeur de lavande sucrée , mélangée a ce parfum qui me rendait ivre ; cette odeur qui suivit mes pas encore longtemps apres s'etre dissipée . Puis un jour , alors qu'elle avait quittée mon etre tout entier , je la vis revenir a petits pas . Elle s'impregna de moi une nouvelle fois , et je décidais de la mettre dans un coin pour la faire revenir une fois que la mélancolie serait passée .
C'est une jeune fille aux cheveux mi-longs . Son teint pale en dit beaucoup sur sa nature fragile et ses grands yeux cernent sont petit visage fin . Son esprit est plus immense que l'immensité , pareillement ou parallelement , elle écrit beaucoup . Elle croit apprendre par les mots , résoudre , faire passer des choses , des sentiments : douleur , haine .
Elle en fait toujours trop , revant innocemment du bonheur qui ne viendra pas . Elle ne fait confiance a personne autre que ceux qu'elle choisit pour un jour . Jamais pour toujours .
En réalité , elle ne tenais rien . Que du vide entre ses mains . Elle est legere et simple avec ce petit sourire qu'elle arbore calmement aux heures creuses de sa journée . Satisfaite de tout , meme d'un regard .
Mais je voyais ces mains , celles qui ont du carresser tent d'autres filles avant que ne vienne mon tour . C'est avec la dureté de ces mains d'homme et avec la douceur éternelle que ceux-ci savent produire qu'il écrivait . La finesse de ses traits n'avaient d'égal avec ce que j'aurais pu connaitre , l'éclat et la tristesse de ses yeux n'étaient pas vraiment un obstacle puisque je nourrissais pour lui une affection qui venait de la haine d'un amour que je n'avais jamais su retrouver .
J'étais lache de fuir ces mots par peur de tomber , car je savais qu'il y avait toujours une faille qui se casserait un jour ou l'autre . J'écoutais vaguement , mon esprit étant deja a ce soir , dans une petite maison , clope au bec et surement a la lueur de bougies , riant de blagues absurdes . Je n'ai jamais été vraiment présente .
La jalousie la rongeait , bien qu'elle ne put imaginer de pires souffrances que celle de se sentir trahie . Elle donnait de son meilleur ce qu'il y avait de mieux encore et pourtant , rien ne corresondait parfaitement , également aux attentes qu'elle espérait voir , ou revoir , car le passé était seulement la seule chose dans laquelle elle aimait se réfugier . Elle comparait le temps a des choses futiles et volatiles , puisque pour elle , aucune heure , aucune reserve ne lui serait donnée . Elle était ce qu'elle était , purement et sans contraintes .
Elle était douce aussi , plus douce que la brise legere du matin , qui rafraichit notre corps tout entier et se laisse retomber pour laisser place aux pales rayons du soleil .
Cette fenetre donnait sur la cour et l'air lui semblait sec , comme ces matinées d'automne ou le temps parait figé .